installations









Imposture (digression on adornment), 2018
installation : matériaux divers, papier peint (réalisé à partir d’un patron de costume partiellement
colorié), faux murs courbant les angles de l’espace, son (diffusé par un téléphone)

vue d’exposition : «A part that is missing never breaks», Kunstpavillion, Innsbruck, Autria
photos : Daniel Jarosh / Künstlerhaus Büchsenhausen


















Basically, they wanted to do a revolution
installation : matériaux divers et vidéo "how to slip down under a table" / performance : 3 speakers (avec micro-cravates HF), 1 micro de salle
Photos : Baptiste Coulon


Basically, they wanted to do a revolution est un projet performatif et d’installation se rapportant à un cadre fictif qui fonctionne selon les codes et conventions d’un incipit de roman (mise en place d’un cadre, de sujets non déterminés ou peu développés, d’un décors,...).
L’installation figure l’espace de travail d’une communauté de célibataires occupée à la préparation d’une révolution qui échoue (le mot révolution est employé tant au sens politique que physique du terme, c’est-à-dire au sens de l’action politique et du mouvement circulaire).



Performance :
Réalisée dans le cadre de la présentation de mon diplôme de master à la HEAD-Genève.
Trois personnes appareillées d’écouteurs et de micros-cravates HF (apparents) dans l’espace d’exposition, répètent en direct et très littéralement (plus ou moins à tour de rôle) mes dires, tandis que je me trouve absente du lieu. Ma prise de parole est ainsi médiatisée, désincarnée et polyphonique. La discussion avec le jury s’est également faite selon ce dispositif.

détails des pièces :
- how to slip down under a table, vidéo couleur, 0:2:17, en boucle. 
Vidéo représentant un individu disparaissant (en glissant) sous une table de travail.
- so /so, bois, acrylique, métal, 230 x 30 x 15 cm chaque. 
- chessboards, bois, acyclique, dimensions variables
- Les machines célibataires, livres, carton, dimensions variables. 
Volumes reproduits - à la manière de fac-similés - du catalogue «Les machines célibataires», publié en 1975 à la suite de l’exposition éponyme organisée par Harald Szeemann à la Biennale de Venise, et désormais épuisé. Ces livres sont des reproductions d’un exemplaire emprunté à une bibliothèque publique, et constituent une production marginale et illégale.
- Faiblesse ontologique, impression sur toile de lin, 190x60 cm. 
Inscription de l’adresse web renvoyant à une recherche Google image effectuée avec les mots-clés «faiblesse ontologique».
- Speaker Corner, impression jet d’encre sur papier photo, petite échelle, porte-voix / entonnoir, caméra, trépied, dimensions variables











Cas de figures, 2017
installation sonore : rideaux, acrylique, sons, édition papier ; exposition personnelle à ar3, Valence


Cas de figures de Julie Sas, c'est une scène qui prend place à art3. On y accède après avoir traversé un premier espace d'accueil et en descendant trois marches. Les murs y sont blancs, le sol est recouvert de carrelage également blanc. La scène se compose de quatre rideaux suspendus en forme de cylindres de soixante centimètres de diamètre. Ces rideaux, accrochés au plafond, tombent jusqu'au sol en formant de larges plis. Sur ces rideaux, d'autres rideaux sont peints, tombant eux aussi jusqu'au sol en formant des plis aussi larges, dessinant des jeux d'ombres portées. À intervalles irréguliers, des sons, dont les sources sont cachées à l'intérieur des rideaux circulaires, résonnent dans l'espace pendant quelques secondes. Ce sont quatre voix relatives à chaque rideau qui énoncent parfois seules, parfois de concert, des semblants de mots anglais dont on ne distingue pas précisément le sens, ni une quelconque construction de phrase.

Des témoignages rapportent depuis l'antiquité que pour prédire l'avenir ou faire entendre les voix d'entités insaisissables,des personnes appelées engastrimythes ou ventriloques parlent avec leur ventre.
Il y a des ventres qui parlent. Et il y a des ventres qui dialoguent. Et il y a des ventres qui articulent. Et il y a des ventres qui énoncent. Et il y a des ventres qui prononcent. Et il y a des ventres qui dictent. Et il y a des ventres qui clament. Et il y a des ventres qui radotent. Et il y a des ventres qui bavardent. Et il y a des ventres qui baratinent.

On ne sait jamais d'où vient le son de la voix.
? Qui ? parle ? Quoi ? parle ? Qui ? est ? parlé ? Par ? qui ? Qui ? fait ? dire ? quoi ? Pourquoi ?

Julie Sas interroge depuis quelques années, les pratiques de l'anonymat, les formes d'invisibilité, de secret, de discrétion ou encore de silence, dans les sphères artistique, littéraire, musicale et politique. Ces pratiques soulèvent autant les questions d'identité, de mode d'énonciation, d'oralité et semblent être la matière principale de cette exposition.

Mais quelle est l'origine des voix ? Une autre voix, celle de la médiation de cette exposition, mais aussi un livret remis au visiteur à sa sortie, l’informe qu’elles sont celles d'une communauté d’individus basée en Irlande, qui se réunit via un chat crypté sur internet, pour tenter de retranscrire le langage du monologue intérieur (le fait de se parler à soi-même).

Julie Sas me révèle cependant lors d'un rendez-vous pris quelques jours après ma visite, qu'elle a construit l'exposition en différents niveaux de duperie. Premier niveau : les trompe-l'œil de rideaux peints sur les rideaux. Les deux autres niveaux, plus difficiles à déceler, sont l'artificialité des voix entendues et le caractère fictionnel de la communauté d'individus irlandais. Cette fiction a été inventée en soumettant les fichiers sonores à quelques personnes sans leur en indiquer la nature ni l'origine et en leur demandant de les imaginer. Elle masque ainsi la véritable provenance des voix issues d'une série de très courts fichiers sonores disponibles sur internet et produits par l'entreprise Google Deepmind qui développe une intelligence artificielle capable de prononcer des mots qu'elle invente et qui ressemblent à de vrais mots.

Julie Sas use des procédés des ventriloques puisqu'elle dissocie de sa source l'information reçue par le spectateur. Elle interroge ainsi les modalités d'existence d'un simulacre tout comme l'énonciation d'une soi-disant vérité et sa proposition revêt alors une dimension hautement politique. On sait les apparences parfois pernicieuses qui servent tels discours ou projet de domination. La ventriloquie apparaît alors être un outil paradoxal, capable de révéler autant que cacher ce qui existe.

texte : Josselin Vidalenc pour La Belle Revue









Strangely enough,, 2017
installation sonore : papier mâché (faux article de journal imprimé sur papier et colle), bois, acrylique,
tissu, metal, chaussures, clou, son (15:30, en boucle)

Vue d’exposition : We dance round in a ring and suppose, atelier Verastegui, commissariat : Yasmina
Hatem et Sergio Verastegui, avec : Eva Barto, Christophe de Rohan Chabot, Vittorio Santoro,
Julie Sas, Jo-ey Tang et Ola Vasiljeva.
















La vérité dans le texte, 2015

installation comprenant :
- Je cherche un homme, vidéo couleur, boucle, 3 min 35
A l'image, un personnage hybride (composé des figures de Diogène et Des Esseintes) tape en boucle, sur une machine à écrire, la phrase "Je cherche un homme". Cette phrase, directement empruntée au philosophe cynique Diogène, est une proposition ironique visant à réfuter la théorie platonicienne selon laquelle il existerait un "homme véritable", un "idéal humain". Trois plans se succèdent, rejouant le mouvement mécanique de la machine, tandis qu'un décalage entre le son et l'image intervient dans le plan principal de la vidéo.
- La vérité dans le texte, tampon et étagère en bois (MDF gris, teinté dans la masse)
- Dites, situation performative / tableau vivant
Ce tableau vivant est une chorégraphie de gestes - interprétée par la danseuse Indra Berger - ayant trait aux mouvements des mains, des bras, du buste et du port de tête, impliqués dans la parole publique de type autoritaire. Ces gestes d'autorités sont performés très lentement, de façon liée (pas de temps d'arrêts) et en boucle. La réalisation de cette chorégraphie s'est basée sur un corpus d'images fixes d'origines variées (images de personnalités politiques, images tirée de sites de psychologie pour entreprises, iconographie de peintures religieuses classiques,…)








Vue de l'exposition "Magnus, scène de l'imaginaire automate", Villa Bernasconi (Genève), commissariat : Paul Bernard / Mamco
défini, 2013, peinture murale (acrylique)
avec : Robert Breer, Floor drawing (ensemble de 6 éléments mobiles, au sol) et Amy Granat / Olivier Mosset, Sans titre (papier peint, Edition Wallpapers by Artists, à gauche)
photographie : © Dylan Perrenoud 











Vue de l'exposition "Double trouble", 2014
Yvon Lambert Bookshop, Paris
La souplesse, 2014, ensemble sculptural (métal, tapis, bois et masque en carton)
Emboîtement - petite économie de l'immobile, 2014, édition de 100 exemplaires signés (carton ph neutre, paire de gants blancs, flip-book et quatre billes magnétiques)
avec : Guillaume Durrieu, Sans titre (huile sur toile)

Partant d’un intérêt porté à la question des corps immobiles, et plus spécifiquement des «hommes-statues» ou «statues vivantes» (homme simulant une statue dans le cadre d’un spectacle de rue), ce projet d’édition envisage une dialectique particulière du vivant et de l’inanimé, du statique et du mobile. La statue vivante, en ce qu’elle présente un potentiel tragi-comique et une dimension atemporelle notable (son esthétique ambivalente se compose à la fois de formes ou de figures empruntées à l’histoire de l’art et de traits culturels actuels), une activité se trouvant être à rebours du système capitaliste contemporain (son économie repose sur les principes d’immobilité, de silence et de contemplation), ainsi qu’un lien étroit avec le domaine de l’image (mise-en-scène statique d’un corps, elle «fait image» du vivant, réfléchit et induit la prise photographique), s’envisage comme une forme paradoxale d’automate, une machine célibataire, une faiblesse ontologique, ou encore comme antithèse, comme utopie ou projet politico-économique absurde.














Anywhere out of the world (la perspective célibataire), 2014
pages du livre "A rebours"de Huysmans (aux éditions Gallimard - Folio Classique), encre, tapis, métal, bois, carton, papier, projecteurs
son : Marcel Zaes
avec la participation de Ciel Grommen













vue d'exposition : Combustion, galerie Saks, Genève, commissariat : Yann Chateigné
shoot, shot, shot, 2014 (carton cannelé, impression jet d'encre sur papier photo ; 250 /43 cm - 150/10cm)
la mécanique des fluides, 2014 (scène tournante, métal)














Kafka suite, 2014 (Blumfeld ou bien Kafka)
mousse synthétique, 2 balles de celluloïde, livres de bibliothèque, statuette en plastique, cadre photo,  bois, documents manuscrits sur papier (diverses citations de commentaires de l'oeuvre de Kafka anonymés)  argile, stylo, feutre, carnet de note, goutes d'eau tombant d'un robinet (1/s), journal, assiette, peinture












vue d'exposition : Jeune Création 2013, 104, Paris
installation comprenant : le gain du sensible, 2013 (terre crue humidifiée régulièrement), &, 2013 (métal), dans la mesure du possible, 2013 (vidéo couleur diffusée sur un Ipad posé au sol), étant donné, 2013 (intervention in situ, ponçage de la cimaise : acrylique, poussière), un coup de dé, 2013 (situation performative)



























Exhibition view : Museum of Modern Art of Saint Etienne Métropole
June 2012





Exhibition view : Museum of Modern Art of Saint Etienne Métropole
"puissance neutre", June 1rst 2012


















ex-situ
vue : HEAD, Genève
juin 2012










[...]
Vue d'exposition : "Art in the age of extinction", Cerbère, France, 2012
intervention : acrylique sur panneau publicitaire (sous terrain de la gare de Cerbère)









Untitled
Installation (papier bulle, son)

dimensions variables

Vue : SVA, New York, 2011









out
installation in situ
acrylique sur bois,
vue : SVA, New York, 2011